Historique de PEGASE

Sauver la basse plaine de l’Aude : le combat de l’Association PEGASE

                                            Historique de PEGASE en-tete-2013-couleur-300x61

            « Sauver la basse plaine de l’Aude », tel était le cri d’alarme d’un article de la revue  COMBAT NATURE en 1990. Il évoquait la valeur écologique de ce site, puis dénonçait les multiples menaces qui se profilaient à l’horizon : création d’un énorme canal dérivant les crues de la rivière et accélérant le remblaiement de l’étang de Vendres, construction d’une station touristique à l’embouchure sur l’un des derniers tronçons encore préservés du littoral.

 

            Les mouvements de protection de l’environnement se sont mobilisés, puis organisés pour faire face à ce défi. Douze d’entre eux ont constitué un Collectif pour sensibiliser efficacement l’opinion, puis se sont groupés en 1991 en une Association capable d’engager des contentieux et de se présenter comme un interlocuteur incontournable des décideurs, l’Association PEGASE .

 

L’urbanisation :

            Une énorme station balnéaire, NYSA, de 20000 lits était prévue à l’embouchure de l’Aude, sur les deux Départements de l’Aude et l’Hérault. La « loi Littoral »  de 1986 interdisait de nouvelles stations balnéaires sur le Littoral, mais elle stipulait qu’elle n’était pas applicable avant 1990 en Languedoc Roussillon. La pression et le travail d’information du Collectif puis de PEGASE ont permis de différer suffisamment  cette réalisation. Et, en 1991, le Ministère de l’Environnement déclare incompatible avec la loi Littoral le projet de station NYSA, qui est alors abandonné définitivement.

 

            Des promoteurs immobiliers n’ont pas désarmé et ont tenté d’obtenir par tranches successives une urbanisation du littoral de la basse plaine de l’Aude. Ainsi un permis de construire groupé de 251 pavillons a été délivré à Vendres vers l’embouchure de l’Aude en 1996. PEGASE a alors déposé un recours auprès du Tribunal Administratif contre ce permis et obtenu son annulation devenue définitive malgré un appel du promoteur auprès de la Cour Administrative d’Appel.

 

            Il y a eu ensuite des tentatives de construction de logements dans la Basse plaine de l’Aude, que PEGASE a dû dissuader. Ainsi un permis de construire délivré à Fleury d’Aude en 1999 a fait l’objet d’un recours de PEGASE, et a été annulé par le Tribunal Administratif en 2005. Le recours du propriétaire à la Cour d’Appel a été rejeté.

           

Les aménagements hydrauliques :

                Un projet d’aménagement hydraulique de l’Aude aval, destiné à lutter contre les crues, établi en 1984, prévoyait un très important recalibrage de la rivière, complété par des gros ouvrages ponctuels : en amont un canal de dérivation de l’Aude contournant l’agglomération de Coursan, en aval un pont-barrage antisel et des digues en mer. Devant les réactions hostiles, ce recalibrage est remplacé en 1985 par le projet d’un grand canal dérivant les crues vers l’étang de Vendres. Des ouvrages « ponctuels »,  chenal de dérivation de Coursan et élargissement du débouché de l’Aude en mer, sont hélas réalisés sans cohérence d’ensemble de 1988 à 1991, malgré un contre projet des Associations appuyé par des manifestations.

           

            Puis la Communauté Européenne se retire du financement du reste du projet, et le Ministère de l’Environnement exige une étude sur l’impact de la dérivation des crues vers l’étang de Vendres. Celle-ci montre que l’étang serait rapidement comblé par les alluvions et que le biotope serait gravement atteint. La Déclaration d’Utilité Publique des travaux n’en est pas moins prononcée, puis prorogée en 1992, et des crédits lui sont affectés. Mais PEGASE attaque cette prolongation et obtient son annulation en 1994.

 

            L’Administration décide en 1996 de faire reprendre l’étude de l’ensemble du problème de l’aménagement hydraulique. Celle-ci prévoyait de protéger les îlots d’habitations existants par des endiguements localisés, de déverser l’excédent de débit des crues dans les zones agricoles, d’améliorer le réseau d’évacuation de ces eaux après crues. Mais elle préconisait en outre un retalutage généralisé des berges de l’Aude, en principe pour éviter leur effondrement, mais aussi pour effectuer un certain recalibrage. Cela aurait détruit pour longtemps sa ripisylve. PEGASE y était donc hostile. L’Association a mené une vigoureuse campagne de presse en 1998 conjointement avec d’autres Associations et avec les Coopératives viticoles concernées pour faire annuler le projet de retalutage et le remplacer par des réfections de berges localisées.

 

         PEGASE a poursuivi ses efforts en intervenant à plusieurs reprises auprès du Ministère de l’Environnement. Deux Missions d’Inspecteurs Généraux de l’Environnement se sont alors succédées sur place, en 2003 et 2005. A leur terme, les esprits se sont faits à l’idée que la protection des habitations n’impose nullement le recalibrage de l’Aude. Le projet définitif des travaux d’aménagement hydraulique de l’Aude, qui est actuellement en cours de réalisation, est satisfaisant car il ne comporte plus ni recalibrage, ni dérivation, ni retalutage, comme le demandait PEGASE.

 

L’assèchement de zone humide :

            Un projet d’assèchement d’une zone humide au cœur du biotope d’une espèce emblématique et très protégée de la Basse Plaine de l’Aude, la Pie grièche à poitrine rose, est établi en 1989. PEGASE le dénonce, mais le projet connaît un début de réalisation sur un premier ilot de 25 ha.

            PEGASE saisit alors en 1991 la Commission Européenne, qui porte plainte contre la France. La poursuite de l’assèchement de cette zone humide est définitivement abandonnée.

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